12 juin 2007

Mémoire: quelle place pour la presse en ligne à l’heure du web 2.0

Deux analyses reliées à la presse et au journalisme se croisent sur mon radar blogosphérique cette semaine.
Tout dabord ce portrait-robot du journaliste multimédia en 2009 sur Samsa news via Benoit Raphael. En voici les grandes lignes:

– Il reste un journaliste donc  les principes de bases du métier ne changent pas.
– Il descend de son piédestal et accepte les critiques. Fini les divas.
– Il anime les conversations et dialogue avec les internautes.
– Il baigne dans la culture numérique au même titre que ses lecteurs.
– Il développe une agileté numérique, le multimédia n’a pas de secret pour lui.
– Il est animateur de communauté: « Savoir créer, animer, étendre une communauté virtuelle fait donc partie des enjeux essentiels.»
– Il comprend son environnement économique:  il est capable d’analyser des statistiques de fréquentation, d’interagir avec les commerciaux, de prendre en compte le cycle de vie et les supports de diffusion d’un contenu.
– Il peut assumer le rôle d’éditeur. A l’ère de l’UGC, il doit être capable d’agréger et mixer des contenus de sources diverses.
– Il est capable de travailler avec des développeurs informatiques donc de comprendre les processus. D’ailleurs ce point est très débattu en ce moment et semble inévitable, certains allant même jusqu’à dire que le journaliste devrait savoir coder.
– Et enfin, un point non négligeable, la résistance au changement et la peur de collègues qui voient tous ces bouleversements arriver à grands pas.

Puis ce mémoire de maîtrise passionnant de Nicolas Kayser-Bril qui identifie concurrence et fragmentation des audiences dans cette industrie en plein bouleversement. Via L’observatoire des médias.

A propos de l'auteur

#blogueur | #WordPress addict | #Google lover, conférencier, mixeur de liens, papa geek, fondateur de @Fabriquedeblogs , co-fondateur de @Yulbiz (gère aussi une tribu)

2 Réponses à “ Mémoire: quelle place pour la presse en ligne à l’heure du web 2.0

  1. Ouf, méchante révolution… J’ai bien fait de m’y mettre l’an dernier!
    Cela dit, je trouve que c’est pour le mieux. Cette proximité avec les internautes a complètement changé ma façon de percevoir mon métier et surtout, elle a amélioré le journaliste que je suis.
    Je plains ceux qui n’arriveront pas à s’adapter!

  2. Tu as raison, la période indique que l’on doit être ouvert, curieux et même humble. Pour avoir eu de nombreuses discussions avec des jeunes journalistes, je me demande s’il n’y a pas parfois un conflit générationnel au sein des rédactions.

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