Liberté et Internet: vers un axe du mal Pékin-Ottawa-Paris ? La suite
Photo crédit Pierre Côté
Je m’inquiétais en avril dernier de projets à l’étude en France et au Canada visant à contôler l’Internet. D’ailleurs mon titre un peu provocateur à l’époque faisait référence au fait que ces deux pays lorgnaient du côté de la Chine, grand experte en matière de contrôle des internautes, pour mettre en place des politiques similaires. He bien veuillez le croire ou non mais Mme Solange Drouin, directrice générale de L’ADISQ nous sert une soupe très indigeste et maladroite en ce qui a trait au communiqué adressé au CRTC par 18 regroupements d’artistes et entreprises culturelles québecoises. Je la cite via Technaute :
« Si, par exemple, je m’abonne à Bell Sympatico ou à Bell Mobilité, je voudrais qu’on s’assure que les contenus canadiens y soient accessibles en priorité. Si Google est capable de le faire en Chine avec des intentions de censure, nous sommes capables de le faire ici avec des intentions de promotion culturelle. Dans le cas qui nous occupe, il ne s’agit évidemment pas de censure mais de contrôle de notre environnement culturel. Et si les FAI canadiens s’annoncent comme les distributeurs de contenus de demain, qu’ils prennent leurs responsabilités.»
Inutile de vous dire que j’ai sauté au plafond et que je ne suis pas le seul. Les réactions sont nombreuses: Martin Lessard, Michael Carpentier, Michel Dumais, Montreal Tech Watch, Mario Asselin, Pierre Côté, Alain McKenna, Michael Geist pour ne citer qu’eux. Un groupe a été créé sur Facebook si vous souhaitez contester ce projet de Broadcast Act.



