27 janvier 2010

Ipad, la bibliothèque dématérialisée

Voilà, dieu aka Steve Jobs a parlé et présenté son  nouveau produit. On spéculait sur Itablet ou Islate, finalement c’est tout simple, ce sera Ipad. Beaucoup de commentaires sur le web, certains parlant d’un gros Ipod Touch, d’autres le comparant à un tablet PC, est-ce pour le jeu, le livre, la vidéo ? Bref confusion et questionnements.

Premières réactions à chaud, cet appareil me semble s’adresser en grande partie aux boomers. C’est un mini ordinateur sans complexité, très ludique donc orienté loisir mais surtout un premier positionnement dans le marché du livre électronique, directement sur le terrain du Kindle d’Amazon. Après avoir dématérialisé la musique avec le couple Ipod-Itunes, puis donner son envol au web mobile avec le couple Iphone-App-Store, c’est désormais le très conservateur monde de l’édition qui va gouter à la médecine Ipad- Ibook Store. D’ailleurs il faudra réfléchir bientôt à comment écrire pour le Ipad car désormais on pourra insérer des références vers des liens , des vidéos, bref des destinations multimédia dans ses textes. A digérer.

MAJ: mon entretien à Radio-Canada Québec avec Claude Bernatchez : Le Ipad, plus gros qu’un Iphone ?

Quelques liens pour tout savoir sur le Ipad:
Photo comparative iphone-Kindle-Ipad chez Gilles Klein
La vidéo de présentation Apple chez Mashable
Prix et spécifications techniques chez TechCrunch
Quelques réactions d’experts chez The Gardian
Definitive mega list of Apple iPad coverage chez Alltop
iBooks: Apple Answers the Kindle with a Digital Bookshelf Like No Other chez Mashable

Ipad, bibliothèque dématérialisée

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20 janvier 2010

Catastrophe en Haiti: cartographie stratégique en temps réel

Comme tout un chacun, j’ai été ému et choqué par ce drame. D’un autre côté la gigantesque mobilisation en marche donne espoir. Plus rien ne sera jamais pareil désormais car l’ampleur de cet évènement nous oblige à nous surpasser à tous les niveaux.
Cela fait un certain temps que je surveille attentivement les projets qui agrège différents canaux de communication sur un socle de géolocalisation. Je vous avais déjà parlé de cette carte interactive lors de l’épidémie de grippe A H1N1.
Dans le cadre d’Haiti, la diversité et la complexité des défis sont colossaux. Il faut à la fois secourir les victimes ensevelies, soigner les rescapés, enterrer au plus vite les morts, fournir eau, nourriture, médicaments, rétablir les communications routières, l’électricité, l’internet, gérer l’angoisse des gens à la recherche des leurs le tout sur fond de secousses sismiques à répétition. Bref près d’une vingtaine de tâches inter-reliées dont le ciment dépend de la coordination des communications en temps réel  pour le moment éclatée dans toutes les directions.
C’est le défi auquel tente de répondre cette carte de crise en essayant de rassembler de façon bidirectionnelle les informations en provenance de diverses sources: sms, web, email, radio, mobile, télévision, Twitter, Facebook, Flickr, live stream, listes de services et rapports officiels. On peut aussi y envoyer des sms pour témoigner et informer.

D’ailleurs dans un récent billet sur la situation des communications, ma collègue Michelle Blanc s’est entretenue avec Stéphane de la compagnie Internet Multilink qui indiquait dans son témoignage : « le gouvernement Haitien, autant que les organisations internationales n’utilisent pas les nouveaux médias à leur plein potentiel; ils devraient déjà disposer de plateforme collaborative transmedia fonctionnant en temps réel, ultra rapides à déployer/voire instantanées, pour intervenir en temps de crise sur low bandwidth, en situation de rupture critique des communications traditionnelles. Ceci afin de rapidement rétablir/optimiser la collaboration entre les coordonateurs des mesures d’urgence et la population et leurs proches.»

Avec ce projet, il me semble qu’on en est assez proche.

Carte en temps réel des différents types d'urgence en Haiti

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14 janvier 2010

Ma liste des tendances technos 2010 ? Non plutôt ma liste de souhaits (1/3)

Dans mon dernier billet, je faisais références à ce qui m’avait marqué en terme d’innovation les dix dernières années en précisant que la plus part n’avaient été identifiées par aucuns analystes. En pleine vague de prévisions et tendances technos publiées de toutes parts, je préfère plutôt y aller avec ma liste d’épicerie des points névralgiques à surveiller entre autre ici au Canada mais aussi ailleurs dans le monde:

Téléphonie Mobile au Canada: on le sait, les compagnies de téléphonie mobile canadiennes pratiquent des prix très élevés en comparaison avec d’autres pays. Plusieurs études confirment que les canadiens sont dans le peloton de tête. Lors de l’arrivée du Iphone au Canada, à l’époque une exclusivité de Rogers, il a fallu mobilisation et pétition des consommateurs pour faire reculer le géant. Mais ce n’est pas tout. Si vous avez le malheur de voyager et d’utiliser votre téléphone à l’étranger, là c’est le coup de massue. Lors de mon déplacement de 3 jours pour une conférence à Lille en juin dernier, j’ai reçu une facture de 450 $ pour cause de navigation Internet avec mon Iphone. Et encore nous étions heureusement dans un hôtel équipé de wi-fi. La réponse de Fido est qu’ils n’ont pas d’ententes avec les telcos français. D’ailleurs ce problème n’est pas seulement canadien mais international et on a vu récemment des histoires d’horreur relatées un peu partout.
Si on prend le cas des messages textes, les telcos canadiens facturent 15 cents un message entrant si vous ne souscrivez pas à un forfait. C’est énorme, voir obscène.
Au-delà des tarifs payés par les consommateurs, les conséquences sur le retard économique que cela implique sont considérables. Au moment ou le web mobile explose, nous allons manqué le bateau de l’innovation et du déploiement de e-commerce mobile.

Qualité des services et Neutralité du net: non seulement des études confirment que les tarifs des fournisseurs d’accès Internet canadiens sont élevés mais en plus la qualité des services entre autre la vitesse n’est pas à la hauteur. Encore une fois cela pénalise notre économie numérique avec comme conséquences le peu d’intérêt des entreprises canadiennes à faire des affaires sur le web.

L’autre problème  est bien sûr la neutralité du net et la pratique du throttling qui se répand dans plusieurs pays. Des fournisseurs d’accès Internet qui ont le contrôle  sur les « tuyaux » décident unilatéralement de ralentir ou d’accélérer la circulation des données. Le but étant de faire un internet à deux vitesses ou ceux qui paieraient le plus cher verraient leur service plus rapide. Un peu comme les différents tarifs postaux. Ce n’est pas pour le moment illégal puisque le législateur est en retard d’une révolution. C’est probablement un des enjeux majeurs du web dans les dix prochaines années. Le débat est déjà engagé à savoir si l’on peut laisser le contrôle du web à des compagnies privées ou si l’on devrait plutôt confier ce rôle à l’état. Si je sujet vous intéresse, j’ai compilé plusieurs liens sur ce thème.

Dans les prochains billets 2 et 3 à venir j’aborderai le filtrage, le téléchargement illégal, les médias et le web, les journalistes vs les blogueurs, les droits d’auteurs.

Pistes: le téléphone mobile au Canada: beau bon … et cher chez Geopolitis
Facturation des messages textes, Rogers se joint à Bell et Telus chez Branchez-vous
Le Canada est dans le peleton de queue pour la qualité et les prix d’accès Internet chez Intercommunication
Ètrangler net chez Zéro Seconde

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31 décembre 2009

L’évènement le plus marquant de la décennie ? Internet bien sûr

Un changement de décennie est toujours un moment propice pour chacun de regarder dans le rétroviseur et de réfléchir à ce qui nous a marqué. On retiendra que ce début de millénaire n’a pas été glorieux : méga attentat, méga tsunami, années Bush, pandémie, crise financière, dégradation du climat, bref ou chercher des signes de positivisme. Pourtant c’est du côté de l’innovation que l’on aurait l’occasion de se réjouir et en autre du côté du web. Quand on y regarde de plus près, ce qui s’est passé sur ce terrain est assez phénoménal. Des entreprises, des projets, des produits sont sortis de nulle et ont déjà changé nos vies, le tout porté par une croissance faramineuse sur une si courte période, probablement aussi importante que l’arrivée de l’imprimerie.

Dans leurs dossiers spéciaux le Gardian, Technaute et le Journal du net passent en revue ces dix années de révolution non stop. Je me suis posé la question sur ce qui m’avait épaté, étonné, surpris durant cette période:

- Google, l’entreprise en kit: rien qu’en allant visiter leur ferme de blogs corporatifs, on peut mesurer à quel point cette entreprise est la locomotive de l’innovation web. De la géolocalisation, en passant par la bureautique jusqu’à prochainement l’arrivée d’un OS, d’un netbook et d’un smartphone, bien sûr tout cela possible grâce à la formidable machine à cash que représente le couple Adsense-Adword.

- Apple, le révolutionnaire numérique: au début de la décennie, Apple était un manufacturier d’ordinateurs et de logiciels, une sorte de mouton noir supporté par une clientèle fidèle d’inconditionnels. Puis sans crier gare, la firme s’est positionnée sur le marché de la musique en ligne créant un couple redoutable d’efficacité avec le duo Ipod-Itunes. Et la table fut remise quelques années plus tard, même stratégie avec le duo Iphone-App-store. Et ça va continuer avec bientôt le futur E-book qui sera couplé encore avec un « App-book » supermarché digital de livres et de magazines, sorte de kiosque à journaux online. Ensuite viendra le tour de l’industrie du jeu en ligne, rien n’arrêtera Apple. Ils ont le culot de prendre d’assaut des marchés hors de leur zone de confort, ils ont créé des formidables machine à cash, ils ont les ressources, le savoir faire plus une capacité phénoménale à grimper rapidement n’importe quelle courbe d’apprentissage. A lire : 10 ways Apple owned the decade chez TechRadar

- Les « nobody » – Wikipédia, Youtube, Facebook, Twitter, Flickr : ceux-là, personne ne les avaient vu arriver. En l’espace de quelques années, il se sont hissés au sommet des destinations préférées des internautes. Pour l’anecdote, lorsque que Wikipédia a ouvert ses portes en 2001 avec la mention « encyclopédie libre » beaucoup ont rigolé devant ce site vide de textes avec ce curieux éditeur de contenu du nom de wiki dixit Jimmy Wales le fondateur. Dernièrement Chad Hurley le co-fondateur de Youtube indiquait lors de la conférence Le Web qu’un milliard de vidéos était visionné par jour et que 24 heures de contenu étaient uploadées toute les minutes.

- Les moteurs du web social: l’open source, le rss, les wikis, les blogs: sans eux point de websocial, cette culture numérique entrepreneuriale basée sur la collaboration, le partage, l’échange et les communautés. C’est le chainon manquant qui a permis de lier la sauce. Si on prend le cas des blogs, leur croissance fulgurante est en grande partie reliée à simplicité d’utilisation ainsi qu’à la quantité de plateforme en concurrence sur le terrain de l’innovation. Quand au RSS encore mal connu, c’est lui qui a pavé la voie vers ce fameux « realtime web » qui créé déjà débat. La majeure partie de la diffusion du contenu sur le web social repose sur le socle du rss.

- Les tuyaux, les réseaux mobiles, les déploiements d’infrastructures haute vitesse, wi-fi : on en parle moins car c’est la partie la moins sexy du web. Ceux qui ont connu les connections par modem 28 ou 56 K avec le fameux petit crachouilli seront plus en mesure d’évaluer le chemin parcouru depuis. On ne s’en rend pas compte mais d’aller dans un café et d’automatiquement se connecter au web en wi-fi en ouvrant son laptop, méchante avancée.

- Les usagers : moi, vous, nous, avons donné vie à toute cette panoplie. Il fallait que nous répondions présents, que nous adhérions. Le temps passé sur le web a doublé en dix ans, conséquence des facteurs mentionnés plus haut. Cela soulève aussi le débat « à qui appartient le web » qui va prendre de plus en plus d’importance dans les prochaines années, j’y reviendrai dans de futurs billets.

La morale de tout ça est que le web est encore un territoire vierge a explorer; tous les curieux, ingénieux, innovants de ce monde peuvent y prendre leur place. Certes tout n’est pas parfait mais il faut s’attendre à des impacts très puissants dans les prochaines années. Le « Tipping Point » est désormais atteint et des empires, des industries, de rentes vont disparaitre pour faire place à d’autres, la suite risque d’être passionnante.

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14 décembre 2009

Sur le chemin du e-commerce social

Dans les prochaines semaines nous allons être submergés de rétrospectives sur 2009 et la grande décennie techno qui s’achève sans compter les tendances à venir. Le web fonctionne comme un puzzle ou tous les outils s’emboitent pour finalement nous montrer le chemin vers un futur ou communication, commerce, localisation sont les piliers d’un tout assaisonné de partage et de transparence.

Ce que je trouve fascinant avec le web, c’est qu’il fonctionne comme un ecosystème. Quelqu’un bâti une technologie, la lance, attend de voir comment les usagers réagissent puis immédiatement une armée d’innovateurs s’en emparent pour y greffer d’autres usages. C’est un peu comme si on ne pouvait jamais isoler un élément seul pour une fonction seule. Twitter nous en a fait la démonstration durant les deux dernières années, ce sont les évènements qui ont créé la pertinence. De plus Twitter est devenu le pilier de la communication mobile à saveur geo-locale et sociale ouvrant ainsi la porte à de nouvelles expériences dans les processus de consommation. Voici quatre services qui mis bout à bout tracent le chemin de ce que l’on pourrait définir comme le e-commerce social:

- Twitter: le socle, répartiteur multi-supports ( ordinateur, laptop, smartphone) ouvert et interfacé avec tous les réseaux sociaux et médias. Twitter aime tout le monde.

- FourSquare: nouveau réseau social basé sur le jeu, la géolocalisation, l’appréciation et la critique de lieux (boutique, restaurants, lieux publiques, administrations etc..), bref du bouche à oreille mondial boosté par les caisses de résonance que sont Twitter et Facebook. Vous pouvez devenir le « maire » d’un lieu que vous fréquentez régulièrement, c’est le côté jeu comme le mentionne Adviso, certains établissements n’hésitant pas à récompenser leurs fidèles.

- Square: le dernier bébé de Jack Dorsey, un des co-fondateur de Twitter. Le produit, un système de banque mobile grâce à une petite extension qui se greffe sur votre téléphone mobile. Comme le précise Olivier sur Blog de Nuit « Fini les tickets de caisse et les frais cachés. Mais encore mieux : l’outil est gratuit, et le prix de l’application ne devrait pas dépasser 1$. On est bien loin des transactions bancaires via SMS et autres technologies de transfert d’argent mobile de banque à banque. Nous ne sommes plus dans la « banque mobile », mais dans un réel paiement instantané et fluide. C’est cela dont le marché a besoin. De l’interaction directe entre consommateurs. Pas de demande de transfert d’établissement à établissement

- Blippy: on ferme la boucle avec ce service un peu étonnant et qui consiste à partager une certaine transparence sur ses achats par carte de crédit. J’avoue avoir sursauter au début mais quand on y regarde de plus près, l’impact que pourrait avoir un tel service sur la transparence des prix et sur la consommation est intéressant. Comme le précise TechCrunch « The big question that Blippy answers is ‘What are your friends buying? » et de préciser «imagine being able to tell if you’re getting ripped off with what you’re paying for a gym membership or on your Comcast bill when compared to what your friends are spending on the same things »

Vous me direz, tout ça n’est que de la prospective et je vous dirai que vous avec raison. Twitter est bien établi, FourSquare en démarrage, les deux autres en beta test mais on peut déjà entrevoir à quoi ressemblera l’équation surtout si on regarde à quelle vitesse se déploient les technologies mobiles. La prochaine décennie risque être surprenante.

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9 décembre 2009

L’astroturfing, le cancer du web social

Tout n’est malheureusement pas rose dans le merveilleux monde du web social. Je vous avais déjà parlé de l’astroturfing lors de l’inélégante campagne de communication entourant le lancement du vélo libre service Bixi à Montréal. Cette semaine deux billets sur le sujet sont passés dans mon radar rss:

- Chez Slate, Tripadvisor a un problème ou  on y apprend que certains hôteliers de peur de se voir critiquer achèteraient des votes afin qu’ils soient publiés sur le célèbre site de voyage.

- Chez Le Gardian, Apple blocks 1,000 iPhone apps amid astroturfing claims, c’est au tour du fameux App Store de se lancer dans la chasse aux fausses appréciations.

Vous comprendrez que ce problème est vital pour toutes les entreprises qui comptent sur la sagesse de foules pour crédibiliser leurs produits. Un des premiers sites touchés a été  Wikipédia qui a rapidement mis en place  le Wikiscanner, un système de suivi afin de savoir qui modifie les pages. Plusieurs s’y sont fait prendre, du parti politique, aux entreprises en passant même par des institutions gouvernementales.

Avec la vague de marketing social mobile, de nombreuses applications pour smartphone telles que Yelp, Around Me, Urbanspoon, LocalPicks et FourSquare reposent sur une notation-évaluation des usagers. Il est évident qu’ils devront rapidement trouver un moyen de valider si la personne a réellement fréquenté l’endroit voir consommé sous peine de perdre toute crédibilité.

Pistes: astroturfing sur Wikipédia
Wikiscanner en VF : le mode d’emploi chez Rue89

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30 novembre 2009

Et on reparle encore de la mort des blogs

Régulièrement on annonce la mort des blogs. La raison souvent avancée est la forte croissance des réseaux sociaux qui, selon certains, affecterait la blogosphère. Pourtant jamais les conditions n’ont été aussi favorable et les outils aussi perfectionnés qu’à l’heure actuelle pour diffuser du contenu sur le web.

Si on regarde du côté des plateformes de blogging-cms, ces dernières ont considérablement évolué ces trois dernières années:

- Possibilité de créer des pages statiques ce qui adoucit le côté brut et rude du blog et rassure les usagers qui peuvent y retrouver le familier site web.

- Des banques de plugins de tous genre qui enrichissent le référencement, l’expérience lecteur et la diffusion dans les médias sociaux.

- Interfaçage avec les réseaux sociaux qui permettent de multiplier la visibilité dans ces nouveaux vastes espaces très peuplés et qui ne mettent plus la destinée des blogueurs uniquement entre les mains de Google comme par le passé.

Alors c’est quoi le problème s’il n’est pas du côté des outils. He bien, la blogosphère a évolué, passant de la folle croissance débridée vers une certaine maturité. Et puis la pratique des blogs dans un contexte professionnel a émergé, donnant ainsi voix au chapitre aux experts et spécialistes en tout genre qui jusque là gardaient leurs contenus fermés, n’ayant comme seule visibilité la publication d’un livre, la participation à une conférence ou la mention d’un journaliste dans un média. Nous sommes entrés dans l’ère des blogs de niche, mieux conçus, plus structurés et qui profitent des réseaux sociaux pour agrandir leur audience.

Les détracteurs vous diront mais à quoi ça sert de tenir un blog alors que des plateformes comme Twitter et Facebook sont là. J’aurai tendance à dire que de vouloir uniquement être présent sur les médias sociaux sans point d’ancrage, sans contrôle sur vos données et à la merci de start-up millionnaires est quelque peu inconscient. C’est la solution de facilité, le raccourci, mais que sont ces plateformes sans le contenu qui y est diffusé. Dans un billet de l’an passé, je reprenais cette citation de  Pierre Chappaz « Abandonner son blog pour s’exprimer uniquement sur Facebook ou Twitter, ce serait comme choisir de ne plus partir en voyage que dans les circuits organisés…»

Si vous doutez et n’êtes pas convaincus, voici quelques liens sur des études et billets récemment passés dans mon radar:

- Comment le blogging a changé ces trois dernières années chez ReadWriteWeb qui commente une étude forte intéressante de PostRank: « les billets des blogs ont désormais une durée de vie plus longue. En 2007, les billets sous surveillance par Postrank voyaient 94% de l’engagement se faire durant leur première journée, et 98% de cette activité avait lieu durant la première heure de publication. En 2008, ce chiffre est passé de 83% durant la première journée, et en 2009, il n’était plus que de 64%. Postrank affirme ainsi que sur les sites les plus populaires, 36% de l’engagement avec les internautes a désormais lieu après la première journée de publication. Un chiffre multiplié par 6 en trois ans, c’est plus qu’une tendance, et c’est probablement là l’enseignement le plus riche et le plus significatif de toute cette étude»

- Et pendant ce temps…des blogs chez Alexis Mons du Groupe Reflect qui mentionne également l’étude citée précédemment avec cette précision: « Le bloguing est toujours bien présent et il se porte très bien, merci pour lui. Dans le baromètre de l’attention marketing, il représente 25% du poids d’attention-rate mesuré, à l’égal des médias (dits) de masse. Dans les faits, les blogs ont un rôle tout à fait clair du fonctionnement de la sphère informationnelle. Ils proposent, grace à un positionnement de niche installé et à la connectivité sociale, une articulation d’avec le web social profond dans l’émergence, où la résonance des sujets.
Car les blogs ont changés. Jean Véronis a montré, au début de ce mois, que le paysage des blogs français était nettement plus diversifié qu’au départ. La geekerie appartient au passée (à la glorieuse époque du web 2), au profit du militantisme et surtout de blogs « de loisirs », disons thématiques, avec pleins de blogueuses dedans.»

Pour conclure cette étude de Emarketer sur les blogs professionnels avec cette mention: « Nearly six in 10 of all the bloggers surveyed said they were better known in their industry because of their blog, and one-quarter had used their blog as a resume or sent it to potential employers.
Further, bloggers who post for a business reported even higher levels of success: 71% had increased visibility for their company, 63% had converted prospects into purchasers through their blog, and 56% have seen their blog bring their company recognition as a thought leader in the industry.»


bloggers: Gaining visibility as thought leaders

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