18 août 2010

Les blogs d’affaires en croissance aux États-Unis

On se posait la question de savoir si la popularité des réseaux sociaux, Twitter- Facebook en tête, allait prendre le dessus sur l’utilisation des blogs. Pourtant une récente étude de eMarketer indique une croissance continue pour les prochaines années avec une prévision de 43 % des entreprises US en 2012. Même si les réseaux sociaux sont très prisés et qu’une présence y est nécessaire, il n’en demeure pas moins que le blog reste la « Home base » de toute stratégie de visibilité. On y est chez soi, on peut y développer ses idées avec plus de 140 caractères et les divers outils de statistiques ( Feedburner, Google Analytics, commentaires) nous renseignent très bien sur la fréquentation-fidélité. De plus une constance alliée à la pertinence du contenu permettent déjà à plusieurs entreprises de voir un réel retour sur investissement en terme de ventes et de fiabilité.

Voici quelques liens à visiter sur ce thème:
- Et on reparle encore de la mort des blogs
- Prédiction 2010 : marre de Twitter, retour au blog chez Novovision
- Petite réflexion sur le contenu d’un blog à l’heure des médias sociaux et du micro-blogging chez Presse-citron
- Comment développer son expertise sur un blog ? chez Actulligence
- Les internautes accordent plus de confiance aux blogs qu’à Twitter et Facebook, et vous ? chez webmarketing
- 20 Reasons Why You Should Blog Before You Twitter chez Jeff Bulla
- Bloggers and (Personal) Brand-Building chez eMarketer
- Should I post shit daily or quality rarely? chez Loic Le Meur

43 % des compagnies US blogueront en 2012

5 août 2010

Twitter: chiffres, statistiques et pratiques

Twitter ne cesse d’étonner et continue à défrayer la chronique. Avec plus de 100 millions d’utilisateurs et 20 milliards de tweets via le compteur live de Gigatweet, rapports, analyses et études nous en apprennent de plus en plus sur les pratiques.

- Chez Étreintes digitales on apprend que 28,9% des comptes Twitter n’appartiennent qu’à des « vrais utilisateurs » et 30% des comptes ne se sont jamais exprimés. Concernant les marques, 12% des tweets parlent d’une marque – dont 7% de manière négative et 11% de manière positive.

- Chez Emarketer, on y apprend que les professionnels com-marketing utilisent plus twitter pour pousser leur contenu ou produits que pour engager des conversations. Cela pourrait aussi s’appliquer aux médias dont la plus part en font une utilisation unidirectionnelle.

- Chez L’Atelier, on peut découvrir une étude sur l’influence des usagers avec cette constatation : « Twitter users are 72 percent more likely than non-users to publish blog posts at least once a month, and 61 percent more likely to post product reviews at least once a month, according to the study. Daily Twitter users are 6 times more likely to publish articles, five times more likely to blog, seven more times likely to contribute to Wikis and three times more likely to post a monthly product review than non-Twitter users »

Enfin pour terminer quelques liens sur les pratiques:

- Chez Jean Nicolas Reyt: Votre façon de retweeter en dit long sur vous!

- Chez Owny : Communication politique: je twitte donc je suis transparent

- Chez Bruno Boutot : Twitter et journalisme: les règles de l’art

- Chez Martin Lessard : Cacher ce tweet que je ne saurais voir

Twitter dépasse les 20 milliards de tweets

3 août 2010

Les entreprises sont désarçonnées par les médias sociaux

Cela va faire bientôt 5 ans que j’observe avec intérêt cette vague du web 2.0 et des médias sociaux. J’ai assisté à la fulgurante croissance des blogs, Youtube, Flickr, Facebook, Wikipédia et Twitter de ce monde, tant au niveau de la maturité technologique que de l’adhésion des utilisateurs. Pendant ce temps, les entreprises et organisations ont suivi ce processus d’un regard parfois amusé, voir condescendant sans vraiment prendre réellement la mesure des impacts.

Arrivé en 2010, une sorte de vent de panique s’est installé. Quasiment tous les médias ont intégré les boutons de partage sur les médias sociaux tandis que la moindre publicité télévisuelle promouvant des téléphones mobiles nous assomme avec les fameux logos Twitter-Facebook. Bref, tout le monde veut monter dans le train et y être sans que vraiment peu de monde en comprenne réellement les impacts.

Les conséquences font que l’on se retrouve dans une situation de course contre la montre ou l’on voit des entreprises se relooker à la sauce web social et en plus mal conseillées par des apprentis gurus qui leur vendent du « ROI » rapide histoire de justifier leurs honoraires. Certes, le combien ça coute et quand et combien ça va me rapporter est toujours d’actualité mais il faut aussi être conscient que ce n’est pas un phénomène de mode, il s’agit de prendre place dans la conversation, l’écoute, la transparence, le chemin est long, on parle de positionnement, d’image, de réputation et de long terme. Alors le réflexe premier est de n’aborder ces nouveaux canaux que sous l’angle marketing alors que les impacts se font ressentir dans tous les départements de l’entreprise ce qui en bout de ligne fait peur. D’ailleurs je vous recommande de visionner la conférence de David Armano « reinventing social media » dont j’ai tiré l’illustration ci-dessous et dans laquelle il pose les vrais questions: « This thesis based on the belief that « social » translates into the conversion of an organization which requires shifts in culture, technology, process and ultimately behavior. If an organization does not empower its people to behave in a productive and beneficial social manner than can we actually use the word « social » to describe it? If the organization has not begun integrating these changes across several business units as opposed to leverging it one (such as marketing) then is it really taking advantage of some of the changes I discuss in my talk? »

Et au Québec, ou en sommes-nous ? Tout d’abord très en retard par rapport aux États-Unis mais même son de cloche c’est à dire réorganiser les départements de l’entreprise. Dans l’article de Direction Informatique « Les médias sociaux ne sont pas du marketing » Audrey Myrand-Langlois fait référence à la conférence donnée par Martin Lessard et Sébastien Provencher à la Boule de Cristal du CRIM au Palais des Congrès en juin dernier. L’affirmation « Si vous intégrez les réseaux sociaux dans votre stratégie de marketing, vous n’avez rien compris » a de quoi en surprendre plus d’un mais je suis tout a fait d’accord avec d’autant plus que la majorité des entreprises en sont encore dans le marketing unidirectionnel à papa. A lire également en fin d’article les très pertinentes et utiles règles de base d’une stratégie médias sociaux .

Billet relatif: un manifeste pour les entreprises sur les réseaux sociaux

Quels départements de l'entreprise sont affectés par les médias sociaux

11 juin 2010

Twitter et La Coupe du Monde 2010: information vs conversation

On se doutait qu’à l’approche de la plus importante compétition sportive mondiale, Twitter allait nous sortir une application dédiée. Déjà on a pu remarquer une certaine instabilité, voir fébrilité depuis quelques jours avec le retour fréquent de la célèbre baleine bleue. Finalement hier en milieu de journée, le TwitterWorldCup 2010 était lancé.

Twitter avait déjà par le passé expérimenté ce genre de service, entre autre lors de la dernière élection présidentielle US. Alors comment cela se présente:

- Tout dabord côté innovation techno, l’apparition des annotations qui permettent pour les développeurs d’applications tierces d’insérer une ligne de code afin d’afficher un tweet d’une manière spéciale. Exemple chaque # relié aux trois premières lettres d’une équipe affiche la couleur du drapeau.

- Chaque match a sa propre page dans laquelle s’affichent de chaque côté les tweets des supporters classés suivant le # du pays. Par exemple pour le match Uruguay- France, ce sont les #uru et fra qui apparaissent.

- Les « staff picks for World Cup» une liste de comptes suggérés apparemment pertinents qui regroupent des sources de médias, clubs, fédérations, joueurs et experts en foot.

- Twitter media « Knowledge and tools to help you use Twitter to transform TV, entertainment, and journalism » un espace dédié aux professionnels afin de les aider à bien comprendre et tirer partie de Twitter. Je trouve cela d’ailleurs très pertinent car il faut le dire, les journalistes et les médias ont bien du mal à comprendre cette forme de communication bi-directionnelle. Pour exemple, je me suis créé une liste Worldcup et je dois avouer être assez déçu de la pauvreté du contenu, la plus part essayant de rapatrier du clic vers leurs sites pour faire tourner le compteur à publicité sans aucune valeur ajoutée.

On comprendra donc que la discussion et le partage se feront sur ce nouvel espace, loin des robots automatiques des médias incapables de gérer les multiples # pour s’intercaler dans les conversations.

Je termine avec quelques liens pertinents:
- Un calendrier magnifique interactif avec une classification par dates, villes, pays.
- Si vous êtes loin de votre télé et coincé au bureau, voici ATDHE.NET pour suivre les matchs en live stream.
- Une superbe application Iphone créée par Radio-Canada avec encore quelques erreurs dans la composition des équipes et qui devrait être mise à jour prochainement.

Twitter World Cup 2010

9 juin 2010

Facebook bouton like: j’aime ou je n’aime pas ?

Bouton Dislike En l’espace d’à peine deux mois, ce sont plus de 50 000 sites qui ont ajouté le fameux bouton « Like » censé  remplacer le bouton « share » . Attirés à l’origine par le potentiel de trafic supplémentaire, certains commencent à faire marche arrière.

Comme le mentionne Rue89, le célèbre site techno Écrans l’a retiré ouvrant ainsi un débat fort intéressant sur les bénéfices et la pertinence de cette fonctionnalité. Regardons donc les arguments des pour et des contre:

- Les pour : argument massue, le trafic. En effet avec la croissance phénoménale de Facebook, voici une façon simple de faire circuler son contenu de façon massive en tablant sur la recommandation.

- Les contre:  la collecte des données de navigation d’un internaute même s’il ne clique pas dessus, l’impression de devenir une succursale de Facebook sont les arguments qui reviennent souvent. Jean-Nicolas Reyt aborde de son côté des aspects plus techniques comme le ralentissement des pages, la redondance avec les boutons « share », la confusion avec l’ancien bouton « fan » pour les pages ainsi que la multitude des pages fantômes.

Parade: le bouton « dislike » pour indiquer qu’il arrive que l’on aime pas comme le mentionne Radio-Canada « Le bouton est très simple d’utilisation : vous n’avez qu’à le traîner dans votre barre de liens. Ainsi, quand vous cliquez dessus, vous n’avez qu’à vous connecter à Facebook et une mention indique que vous n’aimez pas la page sur laquelle vous vous trouvez.
L’application peut sembler anecdotique, mais son utilisation répandue pourrait avoir une grande valeur pour les entreprises et les publicitaires. En effet, s’il est utile, pour les entreprises, de savoir ce que les gens aiment, il leur est tout aussi précieux de savoir ce que les consommateurs n’aiment pas.»

Si vous souhaitez comprendre mieux le fonctionnement, je vous invite à regarder ce court vidéo publié sur la chaine Youtube de Facebook